Pendant longtemps, la canne polynésienne a servi le sucre, pas le rhum : une distillerie a fonctionné à Atimaono, sur Tahiti, jusque dans les années 1970, avant que la culture locale ne tombe en désuétude face aux variétés hybrides. Il faudra attendre les années 1980 et le travail de replantation de pionniers comme David Moux pour relancer une véritable production de rhum agricole — distillé à partir du pur jus de canne fermenté, sans mélasse ni édulcorant, à l’opposé du rhum industriel.
Depuis, plusieurs marques ont vu le jour à travers l’archipel — Manutea sur Moorea, Mana’o à Tahiti, et Pari Pari sur Taha’a — et les producteurs polynésiens travaillent aujourd’hui à l’obtention d’une indication géographique protégée pour le rhum de Polynésie.